Zoom sur les cessions de droits

J’ai remarqué, au cours de mes interventions en école, que les enfants sont très intéressés par les traductions de mes livres (en coréen, en grec, en brésilien…). Et à vrai dire, les adultes – enseignants, parents d’élèves, bibliothécaires… – aussi !

Comme je joue beaucoup avec les mots et les expressions, mes textes sont particulièrement difficiles à traduire. Je suis d’ailleurs le premier étonné que Et si les poules avaient des dents ? ait été traduit en polonais et que Goûter chez les vampires ainsi que Le Trésor de Corbac le Rouge aient été traduits en mexicain…

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Il est vrai que je fais toujours en sorte que l’histoire fonctionne également au premier degré, que le jeune lecteur puisse la comprendre et l’apprécier même s’il passe à côté de certains jeux de langue.

Chaque année, un grand nombre d’éditeurs de livres de jeunesse du monde entier se retrouvent au printemps à Bologne et en automne à Francfort pour acheter les droits des livres étrangers qui pourraient entrer dans leur catalogue et/ou pour vendre les droits de leurs propres livres.

Pour qu’un livre soit traduit en langue étrangère, en grec par exemple, il faut qu’un éditeur (grec) décide d’acheter les droits du texte (et des illustrations éventuellement). C’est lui qui fera traduire le texte et publiera l’ouvrage sur le territoire pour lequel il a acquis les droits : ici, la Grèce.

Plusieurs cas de figure se présentent.

Soit le coéditeur décide de publier le livre à l’identique : même format, même maquette, mêmes illustrations. C’est le cas par exemple pour Et si les poules avaient des dents ? en polonais, Le Trésor de Corbac le Rouge en mexicain et Sorcière pour un soir en grec.

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Le coéditeur peut effectuer quelques modifications comme une augmentation ou une diminution du format (de préférence dans un format homothétique) et/ou un changement de reliure : d’un format cartonné, l’éditeur passe à un format broché, ou inversement, pour s’adapter aux caractéristiques du marché étranger (pouvoir d’achat par exemple ou habitudes de consommation). C’est le cas de Que mangent-ils ? publié en France en version brochée et proposé en version cartonnée sur le marché coréen.

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L’éditeur brésilien, quant à lui, a gardé une version brochée mais avec une piqûre métal au lieu d’un dos carré, et il a commandé une nouvelle illustration de couverture correspondant à la charte graphique de la collection.

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Soit le coéditeur change radicalement la présentation du livre, notamment lorsqu’il achète les droits du texte seul. Le format est alors celui de la collection dans laquelle l’ouvrage va s’intégrer et les illustrations sont adaptées au goût des lecteurs.

C’est le cas de La sœur qui n’existait pas, traduit en chinois,

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ou de Hercule, attention travaux !, traduit en coréen.

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